Confiance

L’homme un jour dit à l’ordinateur,
S’il pouvait lui chuchoter dans l’oreille
Des mots doux et révélateurs,
Si confiance régnait en sa telle merveille.

La machine lu répondit avec sympathie
Que rien n’égalait son ample conscience,
Qu’ainsi donc confiance plaidée synergie,
Résultat même d’une amitié sans conséquences

Puis amoureuse folie entre l’homme et la prouesse
Engendra l’extravagante continuité d’une vie à celle d’un mécanisme.
Ils s’enlacèrent, se serrèrent, et se regardèrent en cette allégresse,
Tels deux gamins au plus grand fanatisme.

Au creux de la main l’idole s’y tenait.
Informations, créations, partages, connaissances,
L’heureux possesseur du progrès l’embrassait,
À son humble complaisance.

Ils se suivirent, voyagèrent et vrombirent,
L’un le guidant et l’autre dormant,
Métaphore d’un progrès au vaste empire,
Heure où la technologie devança son enseignant

« Dites-moi », déclara alors l’innovation,
« Vous avez bien sujet d’accuser vos capacités,
Lorsqu’à même je me dois d’être intention,
Pour votre idéal confort si prisé.

Mais encore, il n’est pas sans éducation,
Où votre physionomie se reflète dans mon verre,
Tel un novice dégoûté de sa propre construction.
Mieux vaut-il mon efficacité qu’un vrai calvaire »

-Votre compassion, lui répondit l’homme,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ces réflexions
Ma connaissance n’est plus homme,
Mais obtention.

Quelle chose par là peut nous être enseignée ? Sûrement que dans ce monde, jamais arrêté, jamais terminé, il existe une race humaine, qui plus intelligente que toutes les autres races sur Terre, finit toujours par abandonner son unité, au profit d’une autre conscience, à qui elle partage grande confiance, pour obtenir confidences.

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